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  • Chirurgie du torse = torsoplastie
    Mis en ligne le 30 novembre 2015 - Dernière modification le 17 décembre 2015

    Cet acte chirurgical consiste en une double mastectomie (ablation des glandes mammaires) et la construction d’un torse d’allure masculine.

    L’opération se fait sous anesthésie générale, et sa durée est généralement de 2 heures à 4 heures selon la technique et la masse à retirer. Elle est régulièrement pratiquée par de nombreux chirurgiens en tant que correction de gynécomastie chez des hommes XY.

    Cette chirurgie est parfois souhaitée en dehors de tout parcours masculinisant (motivations esthétiques, de confort, psychologiques) et certains chirurgiens acceptent d’opérer au cas par cas, sans exiger d’attestation psychiatrique.

    Pour des adresses de chirurgiens en Belgique, contactez Genres Pluriels : contact@genrespluriels.be

    Deux techniques principales sont utilisées selon la taille et la forme de la poitrine : la périaréolaire et la double incision.

    Vidéo en anglais d’un chirurgien expliquant ces deux méthodes avec schémas : http://www.youtube.com/watch?v=DHwKOto7J3k

    A. Périaréolaire

    La technique périaréolaire est généralement préférée pour les bonnets A et B.

    Remarque : certains chirurgiens opèrent des bonnets C et au delà ; dans ce cas une seconde intervention est presque toujours à prévoir et le résultat final pourrait être moins satisfaisant qu’avec une double incision.

    Pour les très petites poitrines (en dessous d’un bonnet A) ne nécessitant pas de retaille et replacement des aréoles, l’incision sera “semi-périaréolaire”, soit en demi-cercle sous l’aréole, laissant – en principe – l’innervation de la zone intacte. Il s’agit de la technique opératoire la plus légère.

    1. Le bas de l’aréole est incisé et le tissu mammaire est enlevé par liposuccion à travers l’incision. Lors de cette étape, le mamelon reste attaché au corps par un pédicule afin de préserver la sensibilité.
    2. Lorsque le tissu mammaire a été retiré, l’incision est refermée.

    Pour les petites poitrines (bonnets A et B), le chirurgien procède à une “périaréolaire totale”, avec, souvent, retaille et déplacement des aréoles.

    1. Une incision est faite sur toute la circonférence de l’aréole. Lors de cette étape, le mamelon reste attaché au corps par un pédicule afin de préserver la sensibilité.
    2. Le tissu mammaire est retiré à l’aide d’un scalpel, ou en combinant scalpel et liposuccion.
    3. L’aréole est redimensionnée si trop large et repositionnée si trop basse.
    4. L’excès de peau est retiré sur la circonférence de l’incision, le derme (donc l’apport de sang et le tissu nerveux) est conservé.
    5. L’incision est refermée.
    6. Des drains sont parfois placés dans la poitrine par incision sous les aisselles de sorte que l’excès de sang ne s’accumule pas sous la peau.

    Quelle que soit la technique, le port d’un bandage ou d’un gilet de compression est souvent exigé les semaines qui suivent l’intervention. Deux à quatre semaines de congé médical sont accordées selon le type d’emploi exercé.

    Selon les cas, la chirurgie est ambulatoire (le patient rentre chez lui le jour même) ou inclut une ou deux nuits à l’hôpital. L’opération nécessite quelques visites post-opératoires. Généralement, une première visite du médecin a lieu avant la sortie de l’hôpital, durant laquelle il enlève les drains, et une deuxième durant la première semaine, afin de vérifier l’évolution de la guérison de la zone opérée.

    Avantages :

    • cicatrices minimales
    • conservation de la sensation dans les aréoles

    Risques et inconvénients potentiels :

    • esthétique des aréoles : parfois trop larges et/ou mal positionnées
    • torse présentant des “creux” et des “bosses” en raison d’une lipposuccion inégale
    • perte de sensibilité en raison du traumatisme lié à la liposuccion
    • rétraction insuffisante de la peau, résultant en un affaissement ou des plis
    • infection de la cicatrice
    • nécrose partielle ou totale de l’aréole (rare)
    • nécessite souvent une révision

    Une vidéo d’opération périaréolaire :
    http://wn.com/Dr_Medalie_performs_FtM_peri_areolar_mastectomy_procedure_with_purse_string_closure

    Quelques résultats (bons et moins bons) :
    http://syndromedebenjamin.free.fr/medical/chirurgie/mastectomies/mastect-b.htm
    http://syndromedebenjamin.free.fr/medical/chirurgie/mastectomies/mastect-c.htm

    B. Double incision

    La technique de la double incision avec greffe des aréoles est recommandée pour les personnes ayant une plus forte poitrine (bonnet C et au delà), mais aussi, dans certains cas (poitrine tombante, par exemple), les bonnets B.

    L’intervention dure entre 2 heures et 4 heures et se fait sous anesthésie générale.

    1. Deux grandes incisions horizontales sont faites au dessus et en dessous de chaque sein.
    2. Les glandes mammaires et l’excès de peau sont retirées au scalpel.
    3. L’excès de peau retiré inclut les aréoles, celles-ci sont découpées et conservées en attendant la greffe.
    4. Les deux incisions sont rejointes et la peau est recousue, idéalement la cicatrice est située sous le muscle pectoral.
    5. Les aréoles sont retaillées et greffées sur la peau du torse quelques centimètres au dessus de l’incision (souvent, une redimension du mamelon se fera au préalable).
    6. Des drains sont posés à l’extrémité de chaque incision afin de drainer l’excès de sang.

    Si, pour une raison ou une autre, les aréoles ne peuvent être regreffées, ou sont perdues suite à une nécrose post-opératoire, il est possible de s’en faire tatouer, avec des résultats satisfaisants.

    Le port d’un bandage ou d’un gilet de compression est souvent exigé les semaines qui suivent l’intervention. Deux à quatre semaines de congé médical sont accordées selon le type d’emploi exercé.

    Selon les cas, la chirurgie est ambulatoire (le patient rentre chez lui le jour même) ou inclut une ou deux nuits à l’hôpital. L’opération nécessite quelques visites post-opératoires. Généralement, une première visite du médecin a lieu avant la sortie de l’hôpital, durant laquelle il enlève les drains, et une deuxième durant la première semaine, afin de vérifier l’évolution de la guérison de la zone opérée.

    Avantages :

    • pour les poitrines moyennes et grandes, donne les meilleurs résultats du point de vue de la forme et de l’aspect masculin du torse
    • placées sous les pectoraux, les cicatrices deviennent, à terme, relativement discrètes
    • repositionnement et redimensionnement des aréoles à des proportions plus masculines sans élargissement ou déformation post-opératoire

    Inconvénients :

    • grandes cicatrices horizontales sur la poitrine (particulièrement visibles si la cicatrisation est mauvaise)
    • perte souvent complète de la sensibilité de l’aréole
    • parfois excès de peau sous les aisselles (phénomène des “oreilles de chien” ou “ear dog”)

    Risques :

    • perte de l’aréole par nécrose
    • mauvaise rétractation de la peau avec apparition de plis le long des cicatrices
    • perte de sensibilité sur le torse en raison de la liposuccion
    • dépigmentation de l’aréole (rare) nécessitant un tatouage
    • infection de la cicatrice
    • peut nécessiter une révision

    Une vidéo d’opération par double incision (+18 ans) :
    http://www.youtube.com/watch?v=qEKPz5zuDjc

    Quelques résultats :
    http://syndromedebenjamin.free.fr/medical/chirurgie/mastectomies/mastect-d.htm

    C. Alternatives

    La technique dite de l’ancre marine (ou du T inversé) est parfois proposée.

    La technique comprend une périaréolaire à laquelle s’ajoute une incision en forme de ligne verticale ou de “T” inversé sous l’aréole pour enlever l’excédent de tissus. Cependant, cette technique est considérée obsolète par certains chirurgiens et cumule les inconvénients esthétiques de la périaréolaire et de la double incision. Dans ce cas, mieux vaut opter pour une double incision.

    Certains chirurgiens proposent une technique intermédiaire à la périaréolaire et la double incision. À la périaréolaire classique, s’ajoute une incision horizontale à la hauteur de l’aréole afin d’éliminer les tissus excédents, tandis que l’aréole reste attaché à l’organisme par un pédicule. Si les risques de perte de sensibilité et de nécrose de l’aréole sont moins élevés que pour une double incision, cette technique a pour inconvénient la grande visibilité de la cicatrice, et l’avantage est l’absence de greffe des aréoles.

    Un exemple ici : http://syndromedebenjamin.free.fr/medical/chirurgie/mastectomies/mastect-a.htm

    D. Retouches

    Quelle que soit la technique utilisée (périaréolaire, double ou autre), les retouches ne sont pas rares. Les retouches sont généralement beaucoup plus légères que l’opération initiale. Certaines peuvent ainsi se faire en chirurgie de jour ou sous anesthésie locale.

    Certains chirurgiens incluent le coût des révisions dans leur prix ; n’hésitez pas à poser la question. Néanmoins, prévoyez toujours un budget pour d’éventuels coûts supplémentaires liés à la chirurgie ou à l’anesthésie.

    Sources :
    http://www.ftmguide.org/chest.html
    http://www.youtube.com/watch?v=DHwKOto7J3k
    http://en.wikipedia.org/wiki/Sex_reassignment_surgery_%28female-to-male%29
    http://en.wikipedia.org/wiki/Male_Chest_Reconstruction

    Témoignages :
    http://syndromedebenjamin.free.fr/medical/chirurgie/mastectomies/mastectomies.htm


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