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  • Genres Pluriels participe à la Belgian Pride 2011
    Mis en ligne le 13 mai 2011 - Dernière modification le 26 octobre 2014

    - 14h

    - Place de la Bourse à Bruxelles

    - Près du bus RATP de la Maison arc-en-ciel - 4e "char" du cortège

    A sa manière dégenrée, Genres Pluriels participe à la Pride à Bruxelles du samedi 14 mai 2011.

    Pour se préparer avant : Rdv samedi 14 mai à la MAC, de 11h à 13h, au 2e étage.

    Plan d’accès

    GSM - pour les perduEs du jour même (uniquement sms pour cause d’ambiance tonitruante) :

    - Aurel : 0485/ 51 72 80
    - Max : 0487/ 63 23 43

    On vous attend très très nombreuSEs.

    L’équipe Genres Pluriels


    Revendications Prideweek 2011 :

    L’amour est un sentiment universel.

    Pour les lesbiennes, les gays, les bisexuel-le-s, les transgenres et les intersexué-e-s aimer se heurte encore à de nombreux obstacles qu’ils et elles surmontent tous les jours.

    • Love goes beyond gender : Non aux stéréotypes de genres

    Personnes transgenres, androgynes, drag kings, drag queens, transvesti-e-s, butchs, cross-dressers, intersexes, femmes, hommes, l’un ou l’autre, l’un et l’autre, ni l’un ni l’autre ... l’amour surpasse les genres. Nous dénonçons les stéréotypes de genres, qui sont à la source de rapports conflictuels entre les individus, quelle que soit leurs expressions de genres (les garçons masculins ou efféminés, les femmes féminines ou masculines, mais encore les personnes androgynes, transgenres, intersexuées,...).

    La lutte contre les stéréotypes de genres est un long processus qui ne peut s’accomplir que par l’information et la persuasion. Il revient aux pouvoirs politiques de transmettre les connaissances objectives accumulées depuis tant d’années par les mouvements féministes et LBGTQI sur ces questions. C’est pourquoi nous leur demandons de tout mettre en oeuvre pour que soit prôné le respect des expressions de genres au travers des politiques menées notamment dans les domaines de l’éducation, du travail et de la santé.

    - Qu’est-ce qu’un stéréotype de genres ?

    C’est la représentation que l’on se fait des genres. Ceux-ci sont réduit aux deux seules cases "masculin"/"féminin" alors que les genres sont beaucoup plus nombreux.

    Cette vision réductrice à ces 2 et seules cases se nomme stéréotypes de genres BINAIRES.

    Cette répartition binaire des rôles sociaux de genres sont modelés artificiellement dans l’organisation de nos sociétés hétéropatriarcales. Cette représentation revêt un caractère normatif et de nombreuses généralisations abusives.

    Son fondement de base est le sexisme. En d’autres mots, c’est favoriser une partie de l’humanité sur base de critères corporels figés et stéréotypés en induisant une croyance de supériorité de force physique, intellectuelle et de gestion des affaires publiques. Le sexisme produit une structure et un fonctionnement sociétal de domination masculine.

    Outre les comportements caricaturaux qu’ils suggèrent, les stéréotypes de genres favorisent à leur tour d’autres clichés portant sur le rapport entre expressions de genres et préférences sexuelles, comme par exemple : les garçons doux et graciles sont homosexuels, les filles qui aiment le sport sont lesbiennes, les gays incarnent le bon goût et l’élégance, les hommes virils sont homophobes, etc.

    On l’aura compris, les stéréotypes de genres génèrent des idées reçues, des craintes, des animosités et des détestations susceptibles d’empoisonner les relations entre individuEs. Il importe donc de déconstruire ces stéréotypes pour éviter qu’ils n’engendrent des comportements de rejet, des différences de traitement ou de la violence. Rappelons, à titre d’exemple, que de nombreux "garçons" font l’objet d’agressions du simple fait qu’ils sont efféminés (quelle que soit leur préférence sexuelle).

    - Sur le plan juridique pour les personnes transgenres :

    Dans "la loi belge sur la transsexualité", nous pouvons encore contempler un exposé rétrograde et sexiste de la "guerre des sexes" digne du livre et pièce de théâtre "Mars et Venus" !
    Il y a une confusion et une cruelle méconnaissance des terminologies exactes. En effet, les notions de "sexes", "identités de genres" et "rôles sociaux de genres" sont allègrement passé au broyeur binaire ! Ni les notions "d’identités de genres" et de "rôles sociaux de genres" ne sont mentionnées... Pour cette loi, tout serait que du "sexe" (sans "s" bien-sûr, le seul comptant est le "sexe" masculin).

    En effet, cette loi parle de "sexe opposé", "changement de sexe" etc. Pourquoi "sexe opposé" ? Et les personnes intersexuéEs ? Pourquoi "changement de sexe" ? Alors que les questions transidentitaires sont des questions d’identités de genres et pas de sexes ni de préférences sexuelles.

    Par ces incohérences, de nombreuses personnes transgenres se voient contraintes d’adopter de manière irréversible toutes les caractéristiques du genre binaire dit opposé sans aucun respect de leur point de confort.

    L’important pour notre société du 21e siècle serait-il le conformisme à des règles moyenâgeuses ou le respect des Droits Humains ?

    • Love goes beyond bullying at school

    L’homophobie et la transphobie à l’école sont encore très présentes et ont des conséquences négatives graves sur l’épanouissement des LGBTI. Pourtant, l’école devrait être le lieu par excellence pour porter un message d’ouverture et d’émancipation, celui d’une société plus ouverte et plus tolérante à l’égard des différences.
    Nous devons mettre tout en oeuvre pour que le harcèlement dont sont victimes les jeunes LGBTI prenne fin et qu’ils puissent ainsi être libres d’aimer. L’insulte à caractère homophobe est la plus répandue dans les classes et les cours de récréation. Elle est tellement banalisée qu’elle n’est même pas relevée par le personnel enseignant et éducatif. Beaucoup de jeunes ne connaissent même pas la signification des insultes qu’ils profèrent.
    Tout concourt à donner une impression d’actes bénins, sans gravité. C’est oublier qu’injure et injustice ont la même racine.

    Au même titre que l’injure raciste ou sexiste, les violences verbales à caractère homophobe ou transphobe peuvent induire des violences physiques à l’encontre d’élèves boucs émissaires. À l’âge où les enfants et les adolescents découvrent leur propre sexualité et leur propre identité de genre, ceux et celles qui se sentent attiré-e-s par des personnes de même sexe ou qui se questionnent sur leur identité de genre n’ont le choix qu’entre le silence, autour d’un sujet considéré comme tabou à l’école, et représentations négatives véhiculées par les railleries et plaisanteries.

    Volontairement ou involontairement homophobes et/ou transphobes, elles sont davantage l’expression d’un machisme viril que les jeunes garçons en particulier s’appliquent à développer.

    Mais les conséquences néfastes sont incalculables. L’incommunicabilité, réelle ou ressentie, jette les jeunes LGBTI dans l’isolement, la perte de l’estime de soi, le sentiment d’impossibilité à être heureux. Dans le cadre familial, il est fréquent que les agressions verbales se poursuivent, de la part de parents à l’encontre de leur propre enfant LGBTI. Les mauvais résultats et le décrochage scolaires, la prise de drogues, les tentatives de suicide sont extrêmement élevées parmi eux. Ce mur doit tomber.

    Statistiquement, il y a plusieurs dizaines d’enfants ou d’adolescents LGBTI dans chaque école. Il y a dans toute école des enseignants, des éducateurs LGBTI ainsi que des homoparents et parents transgenres. Ceci participe à la richesse et à la diversité de notre société. La curiosité, que toute pédagogie doit stimuler, passe par la découverte les uns des autres et la mise en question des idées reçues. Combattre l’homophobie et la transphobie à l’école devient de ce point de vue un enrichissement de la communauté pédagogique tout entière et des jeunes qui sortiront de notre enseignement.

    • Love goes beyond nationality

    La situation des personnes LGBTI est catastrophique dans certaines régions du monde et justifie un nombre important de demandes d’asile adressées à notre pays. La Belgique doit agir sur la scène internationale pour faire respecter les droits humains fondamentaux. D’ici ou d’ailleurs, l’amour ne peut être entravé par des régimes irrespectueux des droits humain. Lorsqu’ils craignent d’être poursuivis et ne peuvent s’exprimer librement, les personnes LGBTI se voient obligées de fuir leur pays. Dans le nôtre, ils sont également à la recherche de sécurité et de protection. L’accueil de ces personnes fait partie du programme de nos organisations. Les réfugiés et demandeurs d’asiles LGBTI doivent avoir la possibilité de jouer un rôle actif au sein de nos organisations. Leurs connaissances et compétences sont nécessaires afin de renforcer la solidarité et la coopération entre les mouvements internationaux LGBTI.

    En Afrique du Nord et au Moyen Orient, il y a une tendance générale vers une démocratisation du pouvoir. Ceci a définitivement des conséquences pour les personnes LGBTI qui y vivent. En tant qu’organisations belges pour la défense des LGBTI, nous voulons accentuer ces tendances et soutenir la démocratisation. En collaboration avec ceux qui ont fuit, nous souhaitons aider les mouvements LGBTI de ces pays à faire entendre leur voix.

    Nous désirons faire pression sur la politique internationale et l’aide aux pays en voie de développement afin qu’elles combattent toute criminalisation des LGBTI dans le monde. Nous y sommes encouragés par les signaux favorables émis par certains responsables de l’Union européenne et des Nations-Unies, entre-autres le secrétaire général Ban Ki-Moon. La Belgique doit user de son influence au sein de ces institutions afin de garantir une décriminalisation et une égalité des droits pour tous les LGBTI.


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