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    Mis en ligne le 21 novembre 2008 - Dernière modification le 24 novembre 2015

    / !\ Attention !
    Ce glossaire est daté, certaines des définitions ne sont plus du tout appropriées ! Il est en cours de réécriture.

    Nous vous demandons d’être très vigilant-e-s à la lecture de ce glossaire, et nous excusons d’ores et déjà pour les inexactitudes.

    Nous préférons, par honnêteté intellectuelle, le conserver tel quel avant de le modifier, plutôt que de l’effacer. Il est néanmoins nécessaire de le considérer comme un document "historique"...



    Genres Pluriels vous suggère :

    1. de remplacer les termes :

    • "il/elle" par "YEL" ou "iel"
    • "transgenres" par "genres fluides", terme choisi par notre association "Genres Pluriels" afin de nous réapproprier notre manière de nous présenter.

    2. D’ajouter aux termes :

    • homme ou femme + les autres genres comme "genres fluides", "intersexes", "transgenres", ...

    La notion de genreS est un continuum

    3. Nous plaçons en italique et entre guillemets les terminologies inadéquates, pathologiques et discriminantes.

    Glossaire

    A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

    A


    B

    Binarisme

    est une structure qui :

    * détermine notre vision du monde : il y a les hommes et les femmes
    * nous oblige à nous positionner au sein de celui-ci en nous identifiant soit comme homme, soit comme femme.

    Voir article de Genres Pluriels


    BisexuelLE

    Personne manifestant une attirance (sexuelle et/ou affective) pour des personnes mâles ou femelles. Par extension, attirance pour des individuEs de tous sexes et de tous genres.

    Les personnes transgenres, qui ont rompu avec l’hétéropatriarcat et qui accordent donc plus d’importance aux personnes qu’à leurs organes génitaux, sont souvent bisexuelles pansexuelles voire omnisexuelles.


    Butch

    Terme anglais signifiant à peu de chose près « Camionneuse ».

    Femme lesbienne d’apparence et de comportement jugés très masculins.


    C

    CIM-10 (ou ICD-10)

    Abréviation de « Classification Internationale des Maladies, 10e édition ». La CIM-10 énumère toutes les maladies recensées par l’Organisation Mondiale de la Santé, et entre autres, les maladies mentales.

    L’homosexualité a été retirée de la CIM-10 en 1992.

    Le "transsexualisme" ou "Trouble de l’Identité de genre" y figure encore.

    La transidentité n’y est pas mentionnée.


    Chirurgie génitale

    Terme générique recouvrant la phalloplastie, la vaginoplastie et la labioplastie (pour les MtF).

    La chirurgie génitale ne résout aucun problème social ou psychologique dans la mesure où ce n’est pas la chirurgie qui fait l’homme ou la femme.

    A l’inverse des personnes transgenres qui font un choix de vie éclairé, les enfants intersexués sont victimes de mutilations génitales décidées, au nom de la norme, par des chirurgiens et des psychiatres qui défendent l’ordre symbolique contre l’intégrité physique et psychique des enfants.


    Cisgenre

    Terme « coupole » désignant des personnes dont l’identité de genre correspond à celle associée habituellement au genre assigné dès la naissance

    En accord avec les normes sociales de genres en vigueur dans une société donnée et à une époque donnée

    Les genres « hommes » ou « femmes » ne sont que des conventions culturelles très réductrices pour étiqueter un ensemble complexe de traits de personnalité."


    Coming out

    Terme anglais. Fait de révéler quelque chose d’intime et de garder secret à une personne qui n’en était pas informée.

    Exemple : révéler sa trans-identité à un partenaire, à un ami ou à son employeur.

    Ne pas confondre avec le « outing », qui est la révélation de la vie privée d’une personne par de tierces personnes, sans l’accord de la personne concernée.


    D

    Drag Queen

    Drag Queen est une performativité de spectacle dont l’objet premier est de performer les rôles sociaux féminins stéréotypés.

    Les Drag Queens sont des acteurs et actrices de spectacle.

    Cette forme particulière d’expression scénique est développée par tous les êtres humains.

    Il y a la croyance que les drag queens sont automatiquement des hommes et des hommes gays. Ce qui est faux. Cette croyance relève d’un amalgame entre les expressions de genres et les orientations sexuelles.


    Drag King

    Les Drag kings sont des personnes (hommes, femmes ou autres selon leur autodétermination) construisant une identité masculine volontairement basée sur des archétypes de façon temporaire le temps d’un jeu de "rôle". Ces personnes peuvent revendiquer toute identité de genre. Les Drag Kings construisent leur identité (pas exclusivement l’identité de genre) à travers les masculinités.

    Le mouvement, particulièrement connu aux débuts du XXe siècle comme celui des garçonnes, est une volonté, souvent issue du mouvement féministe radical, de refuser les stéréotypes de genre, c’est-à-dire de refuser les "qualités" traditionnellement attribuées à chaque genre où le féminin est synonyme de douceur, de tendresse, et voit ses prérogatives limitées à la sphère privée et où le genre masculin est synonyme d’agressivité, de combativité, de pouvoir s’exerçant dans la sphère publique.

    Les Drag kings manifestent par leur apparence physique leur appartenance au genre masculin et leur volonté d’accession à ses prérogatives. Ces personnes ne sont pas nécessairement trans*. La démarche de se kinger n’implique pas non plus un changement d’expression de genre sur le long terme.

    Infos générales : http://fr.wikipedia.org/wiki/Drag_king

    Infos pour Genres Pluriels : http://www.genrespluriels.be/Presentation-de-l-atelier-Drag


    DSM-IV

    Abréviation anglaise de « Diagnostic and Statistical Manual - Revision 4 ».

    Manuel diagnostique et statistique des maladies mentales, édité par l’Association Américaine de Psychiatrie.

    Le DSM-IV énumère la liste des troubles mentaux recensés par les psychiatres américains. Il reflète une norme psychiatrique qui fixe des barrières arbitraires entre le normal, l’anormal et le pathologique.


    « Dysphorie de genre » ou « Trouble de l’Identité de genre (TIG) »

    Ce terme est à proscrire.

    • Terminologie pathologique et discriminante :

    Mal-être d’une personne qui ressent un décalage entre son sexe et son genre. Occasionnant une souffrance psychique intense, la dysphorie de genre trouve son origine dans une confusion entre le sexe et le genre.

    Cet écart arbitraire entre sexe mâle et genre féminin, par exemple - alors que ces deux notions sont indépendantes l’une de l’autre -, est un produit social.

    L’idée que notre biologie devrait dicter notre manière de vivre en société n’a rien de scientifique : c’est de l’idéologie pure, une croyance irrationnelle appelée hétéro-patriarcat ou plus globalement ordre symbolique.

    Les personnes qui se définissent comme "transsexuelles" adhèrent à ces conceptions qui lient le corps au rôle social, en général de façon particulièrement stéréotypée.

    Ne pouvant pas rompre avec ces conceptions, les "transsexuelLEs" n’éliminent pas leur dysphorie mais ont tendance à développer des défenses pour en atténuer les effets : idée non rationnelle « d’âme de femme dans un corps d’homme », tentatives désespérées de nier leur passé masculin...

    Tout aussi attachés à l’ordre symbolique que leurs patientEs, les psychiatres les encouragent à persévérer et les ramènent au terrain du corps en les poussant systématiquement à la chirurgie génitale, qu’ils qualifient pourtant eux-mêmes de « soins palliatifs ». À défaut de déconditionnement, on obtient simplement une atténuation
    de la dysphorie.

    Chez les personnes transgenres, à l’inverse, la dysphorie disparaît grâce à la transition qui consiste pour l’essentiel à éliminer tout amalgame entre sexe et genre, et plus généralement à se libérer de l’ordre symbolique qui en était responsable.

    Lorsqu’elles modifient leur corps, les personnes transgenres sont
    généralement motivées par une volonté d’intégration sociale et/ou par des raisons plus personnelles (body-art, curiosité, sexualité...).


    E

    Essentialisme

    Idéologie ségrégationniste selon laquelle hommes et femmes auraient « par nature » des caractéristiques, des aptitudes, des rôles sociaux distincts et immuables. La thèse essentialiste est aujourd’hui infirmée par les récentes recherches scientifiques qui montrent que l’être humain n’est soumis à aucun déterminisme biologique.


    Expressions de genres

    Concernent tout ce qui a trait au comportement et à l’apparence physique. Le fait de modifier son corps (via traitement hormonal, interventions chirurgicales, tatouages, piercings...), de parler, de s’habiller, de se coiffer, de se maquiller d’une manière ou d’une autre sont différentes pratiques pour faire correspondre le genre perçu à l’identité de genre et ce, sans qu’il n’y ait une quelconque obligation de la part d’une personne d’adopter tous les critères attribués à un genre en particulier.


    F

    Femelle

    Personne de sexe femelle (sans considération de son genre)


    Féminismes

    Les féminismes sont un ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile


    Femme

    Personne de genre ou/et de rôle social féminin (sans considération de son sexe)


    FtM

    - « féminin-vers-masculin » plutôt que par « femme-vers-homme », puisque qu’on peut être globalement plutôt « masculin » ou « féminin » sans être pour autant « homme » ou « femme » (et vice-versa).

    A éviter :
    - Abréviation de l’anglais « female-to-male » (femelle vers mâle).
    - Personne faisant des démarches pour acquérir des caractéristiques physiques mâles. Marquage binaire. A éviter.


    FtU ou FT*

    female-to-other/female-to-unknown désigne en général un trans* qui ne se reconnaît pas dans le genre masculin ou ne se définit pas comme homme. On utilise aussi le terme Ft* pour une inclusion plus large.


    G

    Gay

    "Homme" qui préfère les "hommes"


    Genre (LE)

    - Marquage de la domination masculine dans notre société hétérosexiste et patriarcale.
    - Les travaux féministes ont mis en évidence ces mécanismes de dominations liés au genre.
    - Identité psycho-sociale imposé et marquage de l’imposition des normes binaires.
    - Renvoie à un rôle social, par exemple masculin ou féminin, et identification à la classe d’individus qui jouent ce rôle.
    - Le genre résulte de stéréotypes culturels qui définissent les comportements binarisés masculins et féminins.


    GenreS (LES)

    - Réflexions autour des identités trans*, identités fluides.
    - Réflexions émergeant des genderstudies et Queerstudies.
    - Ressenti de chaque personne concernant son identité psycho-sociale propre.
    - Emergeance de la possibilité de chaque individuE puisse s’autodéclarer et la possibilité de ne pas se référer à un existant préalable
    - Remise en question des stéréotypes culturels qui définissent les comportements masculins et féminins.
    - Les genres ne sont pas nécessairement congruent aux sexes : Les genres « hommes » ou « femmes » ne sont que des conventions culturelles très réductrices pour étiqueter un ensemble complexe de traits de personnalité.


    Genres fluides

    Expression inventée par Genres Pluriels afin de pointer :

    L’expression de continuums des genreS le long desquels les personnes sont libres d’évoluer vers leur point de confort.

    Cette zone de confort propre à chaque personne.

    voir notre définition


    H

    Hétéro-patriarcat

    Système social basé sur l’essentialisme et caractérisé par une hétérosexualité « allant de soi », une congruence entre sexe et genre et une domination des femmes par les hommes.


    HétérosexuelLE

    • Personne attirée sexuellement et/ou affectivement par des individuEs de "sexe" différent du sien.
    • Produit d’un attachement à l’hétéro-patriarcat et à l’ordre symbolique, l’hétérosexualité.
    • Restriction de liberté pour une personne cisgenre.
    • L’hétérosexualité est souvent revendiquée comme une valeur sinon comme une preuve de leur identité par les personnes trans*.

    Pour les personnes trans*, leurs relations sont étiquetées dans une catégorie déterminée (hétéro, lesbienne ou gaye). Le lendemain, ces mêmes rapports changent de catégorie même si la personne trans* n’a pas changé de partenaire.

    La réalité du corps des personnes trans* (niveau chromosomique, la voix, ovaires/prostate conservées ...) rend ainsi caduques les notions habituelles d’hétérosexualité et d’homosexualité.

    Dans ces conditions, une personne qui entame une transition et qui n’a pas rompu avec l’ordre symbolique, et en particulier avec l’hétéro-patriarcat, est plus fragilisée pour assumer un corps qui sera nécessairement hors norme. Elle est alors conduite à se réfugier dans des idées délirantes, la plus courante étant la conviction intime et persistante d’avoir une « âme de femme dans un corps d’homme ».


    Homme

    Personne de genre ou/et de rôle social masculin (sans considération de son sexe).


    HomosexuelLE

    Personne attirée sexuellement et/ou affectivement par des individus de "sexe" identique au sien.


    I


    Identités de genres

    voir "Genres (LES)"
    Pour les questions trans*, le pluriel est indispensables et donc il faut mettre des "s"


    Identité sexuelle

    > Ce terme à proscrire.

    Terminologie inappropriée reflétant la confusion qui existe encore, dans la société mais aussi chez certainE professionnelLE psychomédicosocial, entre les notions de « genres », de « sexes » et de « rôles sociaux de genres ».

    Pour Genres Pluriels, le terme « d’identité sexuelle » est un fourre-tout conceptuel qui perpétue la confusion entre les 3 notions « genres », de « sexes » et de « rôles sociaux de genres ».

    « d’identité sexuelle » accentue également la croyance fausse que les trans* changent de « sexes ». Les trans* ne changent pas de « sexes » mais de « rôles sociaux de genres » ou refusent les « rôles » binaires imposés.

    Il y a des termes plus précis et plus adéquats comme identités de genres pour les thématiques de genres, les préférences sexuelles pour les sexualités.


    IntersexuéE

    Personne dont le sexe n’est pas clairement étiquettable « mâle » ou « femelle ».

    On estime que le nombre de naissances présentant des caractères d’intersexuation se situe entre 1 et 2 %.

    Les plus connus, mais peu courants, sont les hermaphrodites.

    Dans quelques cas, rares, le pronostic vital peut être engagé et une
    opération nécessaire. Mais dans la plupart des cas (hypospadia, par exemple), c’est au nom de la norme hétéro-patriarcale que l’État impose, même contre l’évidence biologique, de déclarer un enfant comme mâle ou femelle. Et c’est en parfaite connaissance de cause que psychiatres et chirurgiens appellent à mutiler des enfants sans défense.

    Modifié(e)s par les hormones et/ou la chirurgie, les transgenres et les deviennent intersexués.


    J-K


    L

    Labioplastie

    Opération chirurgicale, principalement esthétique, visant à construire, chez une personne ayant bénéficié au préalable d’une vaginoplastie, les petites lèvres du (néo-) vagin.

    La labioplastie, qui s’effectue en même temps que la vaginoplastie ou quelques mois après, selon les techniques opératoires, s’accompagne
    en général d’une construction du mont de vénus et du capuchon du (néo-) clitoris.


    Lesbienne

    "Femme" qui aime des "femmes".


    LGBTQI

    Abréviation signifiant « Lesbienne, Gay, Bi, Trans* Queer et Intersexes ».


    M

    Mâle

    Personne de sexe mâle (sans considération de son genre).


    Mammectomie

    Ablation chirurgicale des seins. Synonyme : mastectomie.

    Préférer le terme de torsoplastie (voir plus bas)


    MtF

    Abréviation de l’anglais « male-to-female » (mâle vers femelle).

    Personne faisant des démarches pour acquérir des caractéristiques physiques femelles.


    MtO/MtU

    male-to-other/male-to-unknown : désigne en général une trans* qui ne se reconnait pas dans le genre féminin ou ne se définit pas comme femme. On utilise aussi le terme Mt* pour une inclusion plus large.


    N

    Nosographie

    Classification des maladies.

    La nosographie psychiatrique, c’est-à-dire la classification des maladies
    mentales, est décrite dans le DSM-IV et la CIM-10.

    Loin d’être scientifique, cette classification fluctue selon les sociétés, les époques, les rapports de force.

    Ainsi, c’est un vote par correspondance qui a amené, en 1973, le retrait de l’homosexualité du DSM !


    O

    Ordre symbolique

    Ensemble de croyances que partagent les psychiatres d’obédience lacanienne, selon lesquelles le psychisme humain (l’inconscient, en particulier) serait obligatoirement structuré par divers interdits (par
    exemple, l’interdit de l’inceste qui obligerait les relations sexuelles à sortir de la cellule familiale pour...permettre « le libre échange des femmes », ce qu’ils appellent la « civilisation », mais en réalité l’hétéropatriarcat) et par le complexe d’OEdipe.

    Selon l’OEdipe, notre destin serait déterminé par notre biologie
    mâle ou femelle (cf. essentialisme). Un petit garçon se construirait donc nécessairement en étant sexuellement attiré par sa mère et en considérant son père comme un rival menaçant. Ainsi, pour qui adhère à l’ordre symbolique, les homosexuels (qui ne sont pas attirés par le parent de sexe dit opposé) ou les personnes transgenres (qui refusent de voir leur vie sociale déterminée par leurs organes génitaux d’origine) sont nécessairement très malades...

    La Loi (celle du Père notamment) est un pilier incontournable de l’ordre symbolique. Son rôle est de contraindre l’individu pour lui imposer des limites arbitraires supposées le structurer (en réalité en faire un sujet docile face à toute autorité) et des frustrations (qu’il compensera en consommant, donc en travaillant).

    L’ordre symbolique est une idéologie totalitaire pour laquelle l’individu libre (sans contraintes autres que le respect de la liberté des autres) serait malade, voire nuisible.

    Toutes les cultures n’adhèrent pas à cette notion d’ordre symbolique chère aux psychiatres occidentaux.

    Loin d’être un invariant universel, cette fiction représente plutôt l’archétype de croyances désuètes, issues de l’idéologie judéo-chrétienne, particulièrement présentes dans la France du maréchal Pétain (Travail - Famille - Patrie) ou, dans une moindre mesure, de celle du général De Gaulle (l’homosexualité y était officiellement qualifiée de « fléau social »).

    Parmi les piliers de l’ordre symbolique, on retrouve en filigrane l’hétéro-patriarcat, un culte de la reproduction sexuée et du pénis, une aspiration à l’ordre social (particulièrement mise en avant par certains psychiatres sous le nazisme) au détriment de la liberté des individus à disposer librement de leur corps et de leur vie.


    P

    Passing

    Terme anglais. Fait de « passer » ou d’être perçu(e), aux yeux des autres, en tant que membre d’un genre dans lequel on n’a pas été élevé depuis sa naissance.


    Phalloplastie

    Opération chirurgicale visant à construire un (néo-) pénis chez une personne initialement de sexe femelle.

    L’urètre est formé à partir d’une partie de la peau de l’avant-bras, roulée vers l’intérieur.

    Le (néo-) pénis est construit à partir d’une autre partie de la peau, roulée vers l’extérieur.

    Le changement d’état civil pour les FtM est subordonné à la mammectomie mais n’impose pas, de phalloplastie mais il y a bien l’obligation d’une stérilisation chirurgicale irréversible


    Préférences sexuelles

    Inclination à préférer (ou pas) et d’éprouver (ou pas), chez d’autres humains, certaines spécificités corporelles, des profondes attirances émotionnelles et sexuelles.

    Ex de préférences sexuelles : lesbiennes, hétéro, gayes, pansexuelles, asexuelles, bisexuelles, ...


    Q-R


    Rôles sociaux

    En sociologie, le rôle représente la manière dont un individu doit se comporter pour être en adéquation avec son statut et ainsi pouvoir être intégré au sein de son milieu social. Ce sont les comportements attendus d’un individu (définis par les normes sociales), dans l’exercice d’une fonction qui renvoie au statut social, par le reste du groupe.


    Rôles sociaux de genres

    - Identification à la classe d’individuEs qui jouent un « rôle social » définit socialement au niveau des identités de genres

    - Stéréotypes qui définissent les comportements masculins et féminins


    S

    SexeS

    Ensemble de caractéristiques anatomiques et fonctionnelles arbitrairement utilisées pour scinder certaines espèces animales, dont l’humain, en deux catégories : les mâles et les femelles.

    Cette importance disproportionnée donnée à la notion de sexe permet de soutenir une idéologie (religieuse, psychiatrique et très présente dans la culture occidentale) selon laquelle la reproduction de l’espèce est ce qui prime avant toute chose (y compris sur l’aspiration des individus à la liberté et à l’autonomie).

    D’autres caractéristiques biologiques, tout aussi arbitraires que le sexe, auraient cependant pu être retenues pour ranger les êtres humains dans des sous-catégories (certains le font d’ailleurs !), comme par
    exemple la couleur de peau, la couleur des yeux ou la pointure.

    Une importance disproportionnée est cependant donnée à la notion de sexe pour valoriser la reproduction de l’espèce.

    Dans certains cas, ces caractéristiques sont ambiguës ou imprécises, on parle alors d’intersexuation.

    Contrairement à ce qu’affirment certains dogmes « scientifiques », il existe donc plus de deux sexes dans l’espèce humaine.


    Sexisme

    Sexisme est un terme apparu dans les années soixante en parallèle avec l’essor du féminisme. Ce mot, calqué sur « racisme », a pour vocation de dénoncer les croyances, valeurs et attitudes fondées sur des modèles stéréotypés et intériorisés, bref, la construction genrée de la société. Le sexisme divise les rôles, habiletés, intérêts et comportements selon le sexe. Les effets principaux sont la discrimination envers les femmes et l’aliénation des deux sexes.

    La critique du sexisme dénonce l’idée selon laquelle les caractéristiques différentes des deux genres masculin et féminin impliqueraient l’attribution de rôles, droits et devoirs distincts dans la société. Elle dénonce cette construction genrée de la société qui attribue un caractère, un rôle, des prédispositions physiques et affectives selon le sexe. La notion de sexe n’est alors plus une notion de sexe biologique (mâle et femelle) mais une construction sociale du genre féminin et du genre masculin limitant par la même le développement de l’individu sur les plans personnel, affectif, professionnel et social.

    La lutte contre le sexisme est au coeur du féminisme et du masculisme. L’anti-sexisme combat la discrimination par le sexe. Le féminisme, lutte indissociable de l’anti-sexisme, se bat contre les injustices faites aux femmes, dont la domination d’hommes sur des femmes ou, plus largement, contre le patriarcat.


    Sexe assigné

    est le "sexe" d’unE individuE attribué à la naissance par l’Etat.

    Nos sociétés ont accepté une construction binaire entre le sexe masculin et le sexe féminin qui ne reflète pas la réalité naturelle et la grande variété de sexes possibles qui s’échelonnent sur un spectre de façon graduelle où l’un chevauche imperceptiblement l’autre.


    Stérilisation

    La stérilité est une conséquence de certaines chirurgies décidées par les personnes trans* (surtout vaginoplastie).

    Cependant, "la Loi belge sur la transsexualité" fait de la stérilisation, et donc de la chirurgie génitale, une condition sine qua non du changement d’état-civil.

    Extrait de "la Loi belge sur la transsexualité" Art.2 §2 3° :
    "(..) que l’intéressé n’est plus en mesure de concevoir des enfants conformément à son sexe précédent "...)"

    Il y a donc une obligation de stérilisation inscrite dans la loi.


    T

    Torsoplastie

    Création d’un torse plat.


    Trans ou Trans*

    Abréviation de « personne transgenre ».


    « Transgendériste/transgendérisme »

    Terme issu de la psychiatrisation et donc extrêmement connoté et discriminant.
    Le terme de "transgenderiste" n’est pas du tout utilisé en français.


    Transidentité

    Néologisme créé par le mouvement transgenre, par opposition au terme « transsexualisme ».

    La concordance entre le genre (identité de genre psycho-sociale) et le sexe (caractéristiques physiques spécifiques qui reprennent entre-autre la zone génitale et les caractéristiques sexuelles secondaires) n’a de sens que si on a intégré le conditionnement d’une culture, qui assigne un rôle social - donc l’identité de genre qui lui correspond - à chaque sexe.

    ­Nous pouvons résumer :

    • Terme « coupole » désignant une personne dont l’identité de genre, l’expression de genre ou l’attitude
      est différente de celle associée habituellement avec « son sexe » assigné à sa naissance.
      ­-* Personnes qui questionnent les identités psychosociales et les rôles sociaux communément admis,
      lesquels ne sont pas nécessairement congruent aux sexes : les genres « hommes » ou « femmes » n’étant
      que des conventions culturelles très réductrices pour étiqueter un ensemble complexe de traits de
      personnalité."

    Exemples fluides : Trans masculins, Trans féminines, Drag Kings, Drag Queens, transvestiEs, genderqueer, genres non­conformes,...

    Exemples binaires : FTM, MTF


    Transféminismes

    Les transféminismes sont un ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des personnes trans* et leurs intérêts dans la société civile.

    Elles sont issues des réflexions féministes.


    Transgenre ou Genres Fluides

    Terme « coupole » désignant une personne dont l’identité de genre, l’expression de genre ou l’attitude est différente de celle associée habituellement avec « son pseudo sexe » assigné à sa naissance.

    Personnes qui questionnent les identités psychosociales et les rôles sociaux communément admis, lesquels ne sont pas nécessairement congruent aux sexes/genres. Est transgenre toute personne qui ne s’identifie pas complètement au rôle social culturellement assigné à son "sexe", sans se croire pour autant atteinte d’un « trouble d’identité de genre » ou d’un syndrome, et qui se libère de toute croyance en des rôles sexués naturels et intangibles (cf. essentialisme).

    Les genres « hommes » ou « femmes » ne sont que des conventions culturelles très réductrices pour étiqueter un ensemble complexe de traits de personnalité." Être transgenre ne se joue pas nécessairement, prioritairement ou exclusivement sur le terrain du corps. Il s’agit avant tout de vivre en se libérant de l’ordre symbolique et de ses sous-produits tel l’hétéro-patriarcat.

    Il y a de multiples façons d’être transgenre : se transvestir occasionnellement ou régulièrement, modifier ou non son corps (par des traitements hormonaux ou diverses chirurgies)...

    Chez les personnes transgenres, la dysphorie n’existe pas. Lorsqu’elles modifient leur corps, les personnes transgenres sont motivées par une volonté d’intégration sociale et/ou par des raisons plus personnelles (body-art, curiosité, sexualité...).

    - FAUX : transgenres = pas opérations VERSUS transsexuelLEs = opérations

    Il faut arrêter de classer et de diviser les personnes trans* en 2 catégories avec le seul critère de frontières que sont les opérations. NON les transgenres ne sont pas les personnes qui ne veulent pas se faire opérer et les transsexuelLEs qui veulent les opérations.
    Les termes "transgenre et genres fluides" expriment toutes les diversités et donc certaines personnes désirent OU pas certaines opérations.


    Transition

    Période de temps pendant laquelle les transformations psycho-sociales et corporelles sont les plus marquées, chez une personne qui a entrepris de changer de rôle social (pour, par exemple, vivre « en femme ») et/ou de modifier son apparence physique (par exemple par des épilations, une prise d’hormones, ou une chirurgie génitale).

    Chez les transgenres, l’essentiel d’une transition consiste en un travail sur soi pour se libérer de tout rôle social arbitrairement assigné en fonction des gonades et qui étouffe les libertés individuelles.

    Pour la vision pathologique :

    Chez "les transsexuelLEs" (voir définition de "transsexuelLE"), la transition est centrée sur le terrain du corps. Elle vise à réduire la dysphorie sans remettre en question l’ordre symbolique qui en est la source, mais en adaptant le corps au ressenti.


    Transmisogynie

    Combinaison spécifique du sexisme et de la transphobie.


    Transphobie

    La transphobie est une peur irrationnelle à l’égard d’une personne parce que cette personne exprime une identité genre ou un rôle social de genre différent de celui qui lui a été "assigné" à la naissance, par exemple à travers un comportement non conforme au rôle social de genre binaire assigné, un traitement hormonal, la chirurgie, les vêtements ou les cosmétiques.

    La transphobie peut se manifester sous forme de violences verbales (insultes, propos discriminants), violences physiques (agressions, viols ou meurtres), ou par un comportement discriminatoire ou intolérant (discrimination à l’embauche, au logement, ou encore à l’accès aux traitements médicaux).

    Les discriminations sont liées aux préjugés.


    Transsexualisme

    > Ce terme à proscrire.

    Le terme de « transsexualisme » est un terme idéologique, pathologique et discriminant et qui ne discute pas des transidentités mais bien de la position de domination psychiatrique sur un groupe humain déterminé.

    > Pour la vision pathologique :

    Pathologie mentale, selon le DSM-IV, la CIM-10 et les nomenclatures de la sécurité sociale et de l’OMS.

    C’est sur la base de cette caractérisation que sont définis les protocoles de suivi psychiatrique, aussi bien dans les équipes dites « officielles » (malgré l’absence de toute base légale) que chez les psychiatres
    rivaux de ces équipes. C’est également cette caractérisation qui justifie, aux yeux de la justice française, les fréquentes demandes d’« expertises » psychiatriques et génitales, alors imposées aux justiciables, à leurs frais.

    Suite à la "Loi belge sur la transsexualité", la notion "d’équipes pluridisciplinaires" est reconnue. l’équipe comporte au moins : un chirurgien, un endrocrinologue et surtout un psychiatre.
    Il n’y a pas d’"expertises" génitales. La procédure est dite (faussement) administrative. Cependant, les personnes qui suivent le "protocole" doivent toutes passer par les mêmes étapes sans aucune considération de leurs aspirations

    Les organisations transgenres, s’opposent fermement aux protocoles.


    Transsexualité

    > Ce terme à proscrire.

    Le terme de « transsexualité » est un terme idéologique, pathologique synonyme de « transsexualisme ».

    Malgré la terminologie trompeuse, il ne s’agit pas d’orientation ni de pratique sexuelles.


    TranssexuelLE

    > Ce terme à proscrire.

    Le terme de « transsexuelLE » est un terme périmé, idéologique, pathologique et discriminant et qui ne discute pas des transidentités mais bien de la position de domination psychiatrique sur un groupe humain déterminé.

    - Terme de la fin du 19e s. Epoque qui ignorait les études féministes, les distinctions entre les notions de sexes, de genres et rôles sociaux de genres.

    - Inscrit dans les manuels diagnostics de psychiatrie (DSM 4 et CIM10) sous la catégorie « dysphorie de genre »
    Définissant que le corps de la personne est en inadéquation avec son esprit

    - Prise de position idéologique d’une répartition binaire des êtres humains

    Terme qui ne définit pas le sujet qu’il est censé définir : les identités de genres

    Identités de genres ne se réfèrent pas à un quelconque sexe ni sexualité.

    - Conséquences :
    Stigmatisation d’un groupe particulier de la population
    Augmentation des discriminations

    Les personnes transgenres, elles, ne se reconnaissent dans aucune de ces définitions.


    U


    V

    Vaginoplastie

    Opération chirurgicale visant à construire un (néo-) vagin, et parfois un (néo-) clitoris, à partir de l’appareil génital mâle.

    Chez les meilleurs chirurgiens (en général allemands ou thaïlandais), accompagné d’un (néo-) clitoris innervé, le nouvel appareil génital peut être fonctionnel (sauf pour la procréation) et orgasmique ; il est
    esthétiquement très difficile à distinguer de son équivalent naturel.

    La vaginoplastie s’accompagne généralement d’une labioplastie, soit lors de la même intervention chirurgicale, soit lors d’une intervention ultérieure.


    X-Y-Z


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