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  • Le langage non sexiste ou transgenre
    Mis en ligne le 6 octobre 2008 - Dernière modification le 7 octobre 2008

    Pour Genres Pluriels, la mise en place d’un langage « non sexiste » est très importante aux yeux de nombreuses personnes de genres fluides et intersexes.

    La principale raison est qu’un langage « sexiste ou genré » marginalise les femmes, les personnes de genre fluide, les personnes transgenres et intersexes en mettant en avant les hommes par défaut. Cela est particulièrement important quand il s’agit d’utiliser un terme, dont le genre masculin peut amener à faire penser qu’il est naturel que la personne soit un homme et donc pas une femme ni une personne de genre fluide ni une personne intersexe. D’autres utilisations de type non parallèle peuvent également avoir une connotation dépréciative.

    Plusieurs pratiques de langage « non sexiste » existent en langue française.
    Il s’agit d’introduire des apports linguistiques novateurs, essentiellement (pour l’instant) lorsqu’on parle d’un groupe de personnes composé d’individus indifférenciés ou de genres fluides et intersexes :

    * l’emploi du point suspendu est la forme préférée par Genres Pluriels : « musicien·ne·s », « motivé·e·s », et même l’article « un·e »...

    Le point suspendu est un caractère spécial qui s’obtient en maintenant la touche Alt du clavier enfoncée et puis en tapant le chiffre « 250 » sur le clavier numérique.

    * l’emploi du trait d’union et de sa forte symbolique unioniste :
    « musicien-ne-s », « motivé-e-s », et même l’article « un-e »...

    * l’emploi du E majuscule : « motivéEs »... Peut-être moins égalitaire, car la majuscule met davantage l’accent sur le féminin. C’est la méthode employée en allemand.

    * la création de mots trans-genres : « Illes » ou « els » pour « Ils et elles », « celleux » ou « ceulles » pour « celles et ceux », « chanteureuses » ou « chanteuseurs » pour chanteurs et chanteuses.

    * la terminaison bi-genrée : « acteurs/trices » ou « acteurs-trices » ou « actrices·eurs » (pour cette dernière forme en mettant le féminin en premier).

    * l’emploi de terme épicène, c’est-à-dire neutre du point de vue du genre : parler de « personnes » plutôt que d’« individus » (ou d’« individu-e-s ») On notera que personne, bien que féminin, peut être employé pour des personnes masculines.

    Pour désigner une personne au genre fluide ou intersexe, il existe :

    * « elli » ou « yel » pour « ni il ni elle » mais une personne sans connotation de genre.


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