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  • Les genres dans les langues parlées et construites
    Mis en ligne le 6 octobre 2008 - Dernière modification le 15 août 2014

    Définition du genre grammatical

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_(grammaire)

    Le genre, en grammaire et en linguistique, est un trait grammatical permettant de répartir certaines classes lexicales (noms, verbes, adjectifs, etc.) en un nombre fermé de catégories (les plus courantes dans les langues indo-européennes étant masculin, féminin et neutre) répondant très vaguement à des critères liés au sexe, pour les mots représentants des animés.

    Etant donné le nombre fermé de catégories de genre et souvent la prédominance de l’un sur les autres, GenreS PlurielS postule que le genre grammatical et en linguistique est le fondement même des discriminations entre les femmes et les hommes. Lire le genre binaire.

    Voici un petit aperçu sur l’usage des genres grammaticaux dans différentes langues parlées et construites.

    Français

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grammaire_fran%C3%A7aise#Le_pronom

    Les particularités morphologiques du pronom en français : il est variable en genre (masculin ou féminin) et en nombre (singulier ou pluriel).

    GPs préconise d’utiliser « yel » ou « elli » comme pronom a-genre.

    Recommandations linguistiques en communauté française par rapport à l’usage du féminin

    source : http://www2.cfwb.be/franca/femini/feminin.htm

    1re recommandation

    De manière générale, lorsque les noms de titre, fonction, métier sont d’origine étrangère, il est recommandé d’utiliser l’équivalent français et de le féminiser selon les règles définies à l’annexe I. Ex. : une joueuse de tennis, plutôt qu’une tenniswoman.

    2e recommandation

    Dans les offres ou les demandes d’emploi visées à l’art.3 du décret relatif à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre, il est recommandé que la forme féminine figure de manière systématique et en entier à côté de la forme masculine (ex. : on recrute un mécanicien ou une mécanicienne). Les formulations du type un(e) mécanicien(ne) ou un mécanicien (H/F) sont déconseillées.

    GPs recommande l’usage du point suspendu « · » caractère spécial obtenu en maintenant la touche Alt du clavier enfoncée et taper le chiffre « 250 » sur le clavier numérique. Gps préconise dès lors « mécanicien·ne·s ».

    3e recommandation

    Dans les autres textes visés à l’article 1er du décret relatif à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre, il est recommandé que l’on veille à éliminer les formulations sexistes et à assurer au mieux la visibilité des femmes. Pour assurer cette visibilité, il est recommandé de ne pas abuser de l’emploi générique des noms masculins. Toutefois, ceux-ci ne doivent pas être perçus comme désignant nécessairement des hommes (ex. : les étudiants sont inscrits d’office aux examens).

    GPs recommande l’usage du point suspendu « · » caractère spécial obtenu en maintenant la touche Alt du clavier enfoncée et taper le chiffre « 250 » sur le clavier numérique. GPs préconise dès lors « étudiant·e·s ».

    4e recommandation

    L’emploi de formes féminines ne doit cependant pas nuire à l’intelligibilité des textes ni à leur lisibilité. Dans cet ordre d’idée, il est recommandé que l’on n’abuse pas des formulations écrites qui n’ont pas de correspondant oral (ex. : l’étudiant(e), l’étudiant-e, l’étudiant/l’étudiante, l’instituteur-trice) et que l’on fasse un emploi prudent des termes abstraits (ex. : le lectorat pour les lecteurs ou les lectrices).

    GPs recommande l’usage du point suspendu « · » caractère spécial obtenu en maintenant la touche Alt du clavier enfoncée et taper le chiffre « 250 » sur le clavier numérique. GPs préconise dès lors « institutrice·teur » même si le terme est imprononçable.

    5e recommandation

    II est recommandé de généraliser l’appellation Madame en lieu et place de Mademoiselle, dans les textes visés par le décret.

    Bruxelles, le 13 décembre 1993.

    GPs recommande de ne pas utiliser de civilité souvent sujettte à erreur (humaine ou informatique). Gps préconise dès lors d’utiliser une formule neutre de salutation (exemple : « Bonjour ») en lieu et place de « Madame, Monsieur, ».

    Anglais

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grammaire_anglaise#Noms

    En anglais, les noms s’appliquent généralement aux personnes, aux lieux, aux objets ou aux idées abstraites et se traitent grammaticalement d’une façon différente des verbes.

    L’anglais ne différencie le masculin et le féminin que pour les personnes (pronoms personnels : he et she) ; tous les autres noms sont neutres (pron. personnel it), à de rares exceptions près, par exemple a ship (fém.) : « The Titanic was a famous ship. She hit an iceberg and sank. »

    Les noms anglais ne sont pas marqués par le cas, cependant ils s’accordent avec le nombre et peuvent être définis ou indéfinis. Exemple : The house where I was born. La maison où je suis né. House est un nom défini car la maison réfère à une maison spécifique, celle où je suis né. The houses : les maisons (pluriel).

    voir article intéressant : Le genre en anglais moderne (XVIe siècle à nos jours)

    GPs préconise d’utiliser S/he ou S·he

    Néerlandais

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grammaire_n%C3%A9erlandaise#Le_d.C3.A9terminant

    La distinction fondamentale pour les francophones qui apprennent le néerlandais n’est pas tant la distinction de trois genres : masculins, féminins, neutre... mais bien celle des « DE-WOORDEN » et des « HET-WOORDEN ».

    GPs préconise d’utiliser Z/he, zhe ou Z·he, Z/hij, zhij ou Z·hij

    Esperanto

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A9ranto#Caract.C3.A9ristiques_linguistiques

    Comme l’anglais, l’espéranto ne connaît pas le genre grammatical mais fait des distinctions de sexe dans son lexique. Dans ce cas, le sexe féminin est marqué par l’interfixe -in-, tiré du suffixe -in allemand (ex. frato « frère » - fratino « soeur », vulpo « renard » - vulpino « renarde »).

    Exemple
    MotTraductionPhonétique
    papa pa ?jo patchyo
    maman panjo panyo

    Sur ce point, on peut qualifier l’espéranto de sexiste, puisque le masculin l’emporte sur le féminin.

    Esperanto-Ido

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ido#Neutralit.C3.A9_des_genres_de_l.27ido

    Le descendant de l’espéranto, plus naturaliste que l’esperanto. Il prévoit la neutralité des genres.

    Les mots en ido sont neutres de genre par défaut. Par exemple, frato exprime à la fois un frère ou une soeur (les anglophones utilisent le terme sibling). En ido, on utilisera le suffixe -ino pour préciser le féminin (fratino, soeur) et -ulo pour préciser le masculin (fratulo, frère). En espéranto, les termes sont par défaut de genre masculin. Ainsi frato veut dire frère et fratino veut dire soeur (le féminin de frère). Pour exprimer cette neutralité en espéranto, on sera obligé d’utiliser le préfixe ge- et le pluriel.

    Sur ce point, on peut qualifier l’espéranto de sexiste, puisque le masculin l’emporte sur le féminin. Une modification de l’espéranto, voisine de celle mise en place par l’ido, est proposée par le riisme.

    Esperanto-Riisme

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Riisme

    Le Riisme est une modification non-sexiste et facilitante de l’espéranto.

    En espéranto riiste :

    * Le pronom ri remplace les pronoms li et ?i. On n’utilise donc plus li et ?i.

    * Le suffixe -i ?- est utilisé de manière symétrique avec le suffixe -in-. On l’utilise pour préciser ou insister sur le sexe, si nécessaire.

    * De manière générale, un radical sans suffixe -i ?- ou -in- n’indique pas le sexe.

    De plus, les vingt mots qui indiquent traditionnellement le sexe masculin et qui ont des formes féminines correspondantes avec le suffixe -in-, doivent recevoir un sens asexué. Toutefois, s’il y a danger de confusion, par exemple en parlant à quelqu’un qui ignore le riisme, on peut ajouter le préfixe ge-, quand aucun des deux suffixes -i ?- et -in- ne sont utilisés. Par exemple, dentisto (dentiste) peut être un homme ou une femme ; (ge)patro est un père ou une mère.

    Interlingua

    En interlingua, contrairement au français, les substantifs n’ont pas de genres grammaticaux. Les articles, les adjectifs, les pronoms ne changent pas de forme en fonction des genres des noms.

    le luna = la lune le sol = le soleil

    Cependant, les noms désignant des êtres masculins sont rappelés par les pronoms masculins, et les noms désignant des êtres féminins sont rappelés par les pronoms féminins.

    Un americano ha venite. Ille era brun. Un Américain est venu. Il était brun.

    Un americana ha venite. Illa era brun. Une Américaine est venue. Elle était brune.

    À partir d’un nom en -o désignant un être masculin, on peut fabriquer librement un nom en -a désignant un être féminin. Et inversement.

    amico = ami ; amica = amie ministro = ministre (masc.) ; ministra = ministre (fém.)

    voir d’autres exemples de langues construites :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_artificielles#Exemples_de_langues_construites

    voir les langages sexistes


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