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  • Marie-Hélène Bourcier
    Mis en ligne le 8 juin 2008 - Dernière modification le 28 octobre 2014

    Marie-Hélène Bourcier est sociologue, maître de conférences à l’université de Lille III et chargée de recherches à l’EHESS (CADIS). Elle est une militante queer reconnue en France.

    Biographie

    Marie-Hélène Bourcier se définit comme « un bébé du post structuralisme français » de par sa naissance dans les années 1960. Pendant son enfance, elle fut petite fille de la Légion d’honneur et à ce titre éduquée dans une Maison d’éducation de la Légion d’honneur. Elle a fait une partie de sa scolarité à l’école alsacienne. Marie-Hélène Bourcier a raconté sa sortie du placard lors de l’émission télévisée sur Pink TV Ça c’est passé comme ça. Formant jadis un couple avec Beatriz Preciado, leur complicité a donné une collaboration fructueuse pour les théories queer.

    Elle a été membre des « Maudites Femelles » (groupe BDSM de lesbiennes parisiennes crée dans les années 1990) préférant assumer le rôle de « Bottom ».

    Elle fait l’éloge du triptyque gode-queer-butch, des vacances à Lesbos et du cruising à San Francisco.

    Animatrice des séminaires du Zoo entre 1996 et 1998, traductrice de Monique Wittig et Teresa de Lauretis, auteur de deux ouvrages classiques sur la queer theory (Queer Zones et Sexpolitiques) elle a contribué à l’introduction en France de la théorie queer.

    Ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (1982) en Lettres modernes , Marie-Hélène Bourcier soutient sa thèse de doctorat en 1998, sous la direction de Dominique Wolton et Alain Touraine, sur Le discours narratif télévisuel durant la Guerre du Golfe.

    Le 22 juillet 2000, Marie-Hélène Bourcier a été nommé maitre de conférence en science de l’information et de la communication par le Conseil des Universités.

    De septembre 2000 à juin 2001, Marie-Hélène Bourcier a été visiting scholar à la New York University dans le cadre d’une bourse Fulbright post-doctorat avec pour sujet de post-doctorat " Queer Theory and French Philosophy : The Politics of Inverted Translation"

    Figure du militantisme lesbien et queer, elle est à l’origine de nombreux ouvrages et articles sur les cultures, théories et politiques queer, les subcultures sexuelles (comme le SM), les féminismes, les minorités et les politiques identitaires en France et à l’étranger.

    Elle anime aujourd’hui un séminaire à l’EHESS, "Théories, cultures et politiques queer" et enseigne aux universités Lille 3, Paris 1 et Paris 8.

    Domaines de recherche

    Alors que Marie-Hélène Bourcier est reconnue en France et à l’étranger et que son apport aux Queer studies à la française est souligné et bien qu’elle soit citée par l’ensemble de ses confrères et consoeurs comme incontournable, les différentes instances dirigeantes de la recherche française (CNRS, EHESS, Science Po etc..) sont très réticentes à lui faire une place en lui accordant notamment un poste de Directeur de Recherche dans le domaine des Queer Studies.

    Les travaux de Marie-Hélène Bourcier concernent les champs du féminisme, postféminisme, gender studies, trans studies et queer studies.

    Activisme

    Marie-Hélène Bourcier est politiquement proche des milieux d’extrême-gauche radicaux et anarchistes. Elle a mené la pétition d’Archilesb : pour que cesse l’exclusion des lesbiennes dans le projet du futur centre de documentation et d’archives homosexuelles de Paris. Elle milite aussi contre l’homo-normalisation, et en particulier contre la respectabilité de la Gay Pride et la non-représentativité de lieux comme le Marais. De manière plus large, elle dénonce les processus d’exclusion infracommunautaires au sein des cultures LGBTQ.

    Accusée de diffamation pour avoir affirmé qu’une journaliste de Têtu était la lesbienne alibi de la rédaction, elle gagne en Septembre 2004 le procès qui lui est intenté.

    Prenant politiquement position contre l’activisme de certains sous-groupe comme le Clit, elle a vecu en représaille des situations difficiles à tenir psychologiquement et humainement comme l’attaque par des tampons ensanglantés en Décembre 2002.

    Elle est présente chaque année à l’Existrans, qu’elle soutient du fait de son "identité de genre" (butch = lesbienne à l’allure masculine) et participe à ou organise des ateliers drag kings.

    Ayant suivi une psychanalyse lacanienne pendant 7 ans, elle s’inscrit contre la normalisation lacanienne et la psychiatrisation des personnes trans : elle est donc politiquement opposée aux psychanalystes lacaniens.

    Elle a également milité au sein du collectif queer Le Zoo et de la coalition ArchiQ.

    Apparitions média

    Télévision

    Marie-Hélène Bourcier a co-animé les débats sur Pink TV de 2004 à 2006 avec Alex Taylor et a tenu des chroniques dans l’émission Le Set. Elle intervient régulièrement dans d’autres émissions télévisées comme Ce soir ou jamais sur France 3.

    Radio

    Elle anime une rubrique dans l’émission Bang Bang sur la radio Pure FM, diffusée chaque vendredi soir.

    Performances artistiques

    Marie-Hélène Bourcier est sollicitée régulièrement dans la cadre d’interventions où la prise de parole devient la source même de sa performance. Elle s’inscrit dans un courant d’expression propre au domaine de l’art contemporain, du post-féminisme, et du BDSM. En France, elle se produit dans des lieux comme le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou et à l’étranger dans des lieux comme le centre d’art contemporain Witte de With à Rotterdam.

    Publications

    Livres

    * (dir.), Q comme Queer, Lille, GayKitschCamp (QuestionDeGenre/GKC), 1998.

    * Lesvos, oui, roman, Paris, Éditions gaies et lesbiennes, 2000.

    * Queer Zones, Politique des identités sexuelles, des représentations et des savoirs, Paris, Balland « modernes », 2001. Réédition revue et augmentée chez Editions Amsterdam, Paris, 2006.

    * avec Suzette Triton (dir.), Parce que les lesbiennes ne sont pas des femmes... autour de l’oeuvre de Monique Wittig, Paris, Editions gaies et lesbiennes, 2002.

    * Queer Zones 2, Sexpolitiques, Paris, La Fabrique, 2005.

    Articles

    * En 2007

    o L’homosexus normaticus entre mariage unidimensionnel et droits sexuels

    o Des « femmes travesties » aux pratiques transgenres : repenser et queeriser le travestissement

    o La démocratie performative...de mes couilles en plastoc

    * En 2004

    o Post-gay, la politique queer débarque !

    o Cultural studies et politiques de la discipline : talk dirty to me !

    * En 2003

    o La fin de de la domination masculine

    o Ouaf Ouaf Clit moi dans le magazine Technikart

    * En 2002

    o Queer Move/ments

    Wikipédia

    A voir aussi :

    Multitudes


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