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  • Nicole Mosconi
    Mis en ligne le 14 juin 2010 - Dernière modification le 14 juin 2010

    Nicole Mosconi est professeure émérite en Sciences de l’Education à Paris Ouest-Nanterre La Défense, ancienne élève de l’ENS Sèvres, agrégée de Philosophie, Equipe « Genre, savoirs et éducation ».

    Elle a entre autres publié :

    - La mixité dans l’enseignement secondaire : un faux-semblant ?, Paris, PUF, coll. « Le pédagogue », 1989 ;
    - Femmes et savoir - La société, l’école et la division sexuelle des savoirs, Paris, L’Harmattan, 1994 ;
    - Egalité des sexes en éducation et formation, Paris, PUF, 1998 ;
    - (avec Jacky Beillerot et Claudine Blanchard-Laville) Formes et formations du rapport au savoir, Paris, L’Harmattan, 2000 ;
    - « La mixité : éducation à l’égalité ? », in Les Temps Modernes, mars-juin 2006, n°637-638-639, p. 175-197

    Nicole Mosconi a participé à la journée d’étude "Inné ou acquis ? Sexes, genre et éducation", organisée par l’Université des Femmes le 27 mai 2010 à Bruxelles.

    Résumé de son intervention :

    L’idéologie de la différence des sexes ou le masque de l’inégalité et sa légitimation implicite

    La question de savoir ce qui est inné ou ce qui est acquis chez l’être humain est une question essentielle pour se faire une théorie juste de l’éducation en général et de celle des femmes en particulier. Si une grande partie de ce que nous sommes est innée, c’est-à-dire si nous sommes pourvu·e·s de caractéristiques naturelles fixes, l’éducation ne peut pas grand chose et la question de son utilité se pose. Inversement si une grande part de ce que nous sommes est acquis et donc appris, la question de savoir comment la conduire prend une très grande importance. Je voudrais montrer comment la construction au XIXe siècle d’une « nature » féminine fondée sur la biologie, qui a conduit à l’affirmation d’une différence des sexes « naturelle », donc innée, a légitimé à la fois l’inégalité des sexes et le retard de l’instruction des femmes ; comment ensuite la Troisième République française a cherché un compromis entre égalité et subordination des femmes, à travers la notion d’ « égalité dans la différence » et comment la subsistance de l’idée de différence des sexes aujourd’hui, malgré l’affirmation principielle de l’égalité civile et juridique et de la mixité scolaire, reste le masque de l’inégalité réelle qui continue à structurer les rapports sociaux de sexe, en particulier dans le domaine de l’éducation et de l’instruction des filles et des garçons.


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